XXIIe Congrès de la SFSIC

SOCIÉTÉ ET ESPACES EN MOUVEMENT

10-12 juin 2020 Échirolles (France) 

En attente des nouvelles dates en fonction de l’évolution de la situation sanitaire

Proposition acceptée :

Big data et navigation maritime. Développement d’une plateforme collaborative de géolocalisation en mer et évolutions de la plaisance professionnelle.

Très heureuse d’être sélectionnée pour la 4ème fois consécutive au Congrès de la Société Française des Sciences de l’Information et de la Communication.

De l’artification à la transmission d’un patrimoine, itinéraire de la cuisine moléculaire dans le discours du chef Ferran Adrià : vers une désartification ?

L’article a été accepté dans une prestigieuse revue après évaluation en double aveugle mais refusé en version finale.

J’en fais donc profiter mes lecteurs.

Résumé 


Le  discours sur la cuisine moléculaire à la fin des années 1980 a d’abord contribué à l’artification de cette pratique avant de légitimer son appartenance à l’art contemporain.
Le fil conducteur de la communication de Ferran Adrià – un discours médiatique centré sur la personnalité du chef cuisinier  habituel dans la gastronomie – s’est doublé dans le cas de son restaurant elBulli d’un discours technologique concernant les produits inhabituels, les associations inusitées de saveurs et les nouveaux instruments utilisés, empruntant ainsi à l’ontologie de l’art contemporain.  
La légitimation du chef comme artiste contemporain a été suivie d’un déplacement du discours centré sur la création vers un propos axé sur la patrimonialisation du savoir-faire. Ce parcours questionne la pérennité de l’artification d’une pratique quand la stratégie de transmission en tension entre technique et créativité peut entrainer  sa « désartification » (Heinich, 2018). 

Mots clés : gastronomie moléculaire, artification, désartification, art contemporain, patrimonialisation

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Tourismes & Territoires : des milieux, des dispositifs et des hommes

Ouvrage collectif

sous la direction de Claudine Batazzi et Véronique Pillet-Anderlini

Collection des Hauts et Débats dirigé par Pascal Lardellier, Paris L’Harmattan

L’intégration du patrimoine local dans le territoire s’inscrit dans la dynamique de création d’une « marque territoire ». La démarche apparaît comme l’expression d’une action collective qui résulte d’un processus de co-construction entre imaginaires touristiques, symbolique du territoire, aspirations culturelles, identité citoyenne… Pour autant, ces reconfigurations organisationnelles et symboliques induisent-elles de nouveaux comportements chez les touristes ? Par ailleurs, que signifie se comporter « en touriste » à l’ère des univers immersifs et des applications géo-localisées ? Quelle esthétique de la réception se retrouve dans un univers de réalité augmentée ? 

La patrimonialisation d’un territoire, par des dispositifs communicationnels permettant de multiples registres d’appropriation de l’expérience culturelle du touriste comme de l’habitant, pourrait ainsi être apparentée à un dispositif qui permettrait aux territoires urbains, ruraux mais aussi immatériels de se réinventer dans les expériences touristiques comme dans les imaginaires collectifs. Ainsi ces marques territoires font l’objet d’un processus continu de réécriture pour se réinventer. 

Dans une perspective interdisciplinaire, cet ouvrage interroge les rapports économiques et les logiques sociales, les forces de cohésion et de coopération entre le touriste co-créateur d’une expérience et la mise en récit de celle-ci.

Accessible ici :https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=65094